Quelles sont les obligations de Paris Habitat-OPH et celles des locataires ?
En tant que bailleur, l'Office doit assurer la tranquillité de ses locataires. Mais cette obligation n'est pas dénuée de réciprocité : en tant que locataire, vous devez notamment respecter le règlement intérieur et avoir un comportement " citoyen ". En outre, il faut distinguer les problèmes créés par les locataires qui troublent la tranquillité, de ceux, par exemple, qui proviennent de l'intrusion de personnes extérieures et qui sont du ressort de la police. La sûreté est une chaîne, qui va du locataire à la police, en passant par le bailleur.
Qu’est-ce que le GPIS ?
Plusieurs bailleurs sociaux parisiens se sont associés à l’Office au sein d’un GIE afin d’assurer la sûreté sur certains de leurs sites dits « sensibles » de Paris et de la proche banlieue. Ils ont ainsi mis en place un service de gardiennage mobile de nuit. Il s’agit du Groupement parisien inter-bailleurs de surveillance, créé en 2004. Ce service repose sur un système de rondes quotidiennes et un dispositif d’intervention sur appel téléphonique en cas de troubles de la tranquillité.
Depuis sa création, le GPIS a effectué 288 590 rondes et 27 260 interventions, suite aux appels de locataires.
Pour en savoir plus sur le GPIS, cliquez ici .
Quelle est la mission du conseiller sûreté ?
Au sein de la direction territoriale, le conseiller sûreté a pour mission la mise en place des actions visant à l’amélioration de la sûreté sur le patrimoine et la tranquillité des locataires.
Il participe ainsi à la lutte contre l’insécurité engendrée, par exemple, par l’occupation des parties communes, les trafics de drogue, les nuisances sonores, le vandalisme…tout en développant des partenariats avec les autres bailleurs sociaux, la Police, les mairies et la Justice.
Il travaille avec l’ensemble des équipes de proximité, gardiens, gérants, chargé de développement local, pour mener des actions afin de maintenir ou de rétablir la tranquillité dans les immeubles. Le conseiller sûreté est souvent « sur le terrain » pour évaluer les situations, tenter de désamorcer un conflit, rétablir le dialogue.
Pourquoi les policiers peuvent-ils entrer dans les halls ?
La direction générale de Paris Habitat-OPH a donné à la police l'autorisation d'entrer dans les parties communes des immeubles de son patrimoine.
En quoi consiste la convention entre l'Office et la police ?
Cette convention, signée en 2006 entre l'Office et la préfecture de police, porte notamment sur :
- des échanges d'informations ;
- des réunions régulières ;
- des circuits privilégiés de dépôt de plainte ;
- des actions en commun (collaboration pour la protection contre les chiens dangereux, formation réciproque...).
Quelle est la mission des agents locaux de médiation ?
Travaillant en équipe, ces jeunes, éventuellement accompagnés d'adultes relais, ont pour mission de faciliter votre vie quotidienne, de vous aider dans vos relations entre locataires, avec l'Office ou avec les services publics.
Ils peuvent vous conseiller si vous avez une démarche à faire, aider une personne âgée à monter son caddie, dialoguer avec les jeunes qui stationnent dans les halls d'immeubles, avertir le gardien d'une panne d'ascenseur... Ils informent aussi les nouveaux locataires : localisation des médecins, des services publics, du supermarché...
Ils sont plus d'une trentaine sur le patrimoine de l'Office, employés par des associations sous-traitantes.
Quelles autres actions sont du ressort de Paris Habitat-OPH ?
- La sécurisation des parties communes, par des moyens de fermeture adaptés, pour restreindre l'accès aux seuls résidents ;
- la mise en place de dispositifs techniques (vidéosurveillance, digicodes...), pour une plus grande sécurisation ;
- la surveillance humaine ponctuelle (vigiles, maîtres-chiens), par exemple en cas d'événement grave ;
- sur les sites les plus gravement touchés par les nuisances, des diagnostics sûreté sont réalisés (l'Office désigne un agent ou un bureau d'études, qui agit en liaison avec la police pour réaliser des enquêtes approfondies, en s'appuyant sur les témoignages de locataires, d'associations, de commerçants, etc., afin de cerner l'étendue exacte des problèmes et de proposer des solutions) ;
- des démarches plus globales de requalification de sites ou de résidentialisation, qui passent par la modification de la configuration des halls ou du site, afin non seulement d'améliorer le cadre de vie mais aussi d'éviter le stationnement de fauteurs de troubles.
- La mise en œuvre de partenariats avec la police, la justice, la ville et les autres bailleurs sociaux.
Pensez-y !
En cas de problème, demandez conseil à votre gardien ou à votre secteur de proximité.
N'hésitez pas à déposer une plainte ou à témoigner auprès d'un assistant assermenté.
Refermez bien les portes d'entrée des immeubles, des accès aux caves et aux parkings.
Ne stationnez pas sur les voies réservées aux secours.