A l’initiative de six présidents d’offices publics départementaux de l’habitat d’Île-de-France : Jean-Jacques Bridey, VALOPHIS, Etienne Chaufour, OPIEVOY, Jean-Yves Mano, Paris Habitat-OPH, Carlos da Silva, VIVR’ESSONNE, Maud Tallet, OPHD de Seine-et-Marne et Stéphane Troussel de l’OPHD de Seine-Saint-Denis, les principaux offices publics de l’habitat de la région parisienne se sont réunis aujourd’hui au siège de Paris Habitat-OPH afin de manifester leur opposition à la taxe de 2,5% inscrite par le gouvernement dans le projet de loi de finances 2011.
Cette taxe représente pour les trois prochaines années :
- 133 millions d’euros prélevés par an sur la trésorerie des bailleurs sociaux,
- la suppression de 20 000 logements sociaux neufs,
- plus de 3 milliards d’euros de travaux annulés faute de fonds propres suffisants,
- la remise en question de la qualité de service aux locataires,
- l’impossibilité de répondre aux enjeux du Grenelle de l’environnement.
A ce projet de taxe viennent s’ajouter deux autres constats :
- la suppression de la rétroactivité du versement de l’APL qui aura pour conséquence de pénaliser quelques dizaines de milliers de nouveaux locataires de logements sociaux pour une économie estimée à 120 millions d’euros,
- le désengagement de l’Etat dans l’aide à la pierre avec un budget ramené de 60 millions d’euros en 2013 à comparer aux 800 millions de 2008.
Face à cette situation qui remet en cause les principes de la solidarité nationale, les offices publics de l’habitat d’Île-de-France ont décidé de :
- refuser de signer en l’état les conventions d’utilité sociale (CUS),
- faire adopter par leurs conseils d’administration des motions marquant leur opposition à ces dispositions,
- apporter leur soutien à Thierry Repentin, Président de l’Union Sociale pour l’Habitat (USH) pour que le Parlement amende ces projets.
Contact presse : Juliette ZYLBERBERG - Paris Habitat-OPH
j-zylberberg@parishabitatoph.fr
Tel 06 70 43 79 64