Pour atteindre son objectif de production de 1 000 logements par an, Paris Habitat-OPH met en œuvre 3 stratégies : la production de logements neufs, l'acquisition et l'amélioration d'immeubles existants et l'acquisition d'immeubles occupés.
Jusqu'au milieu des années 90, plusieurs centaines de logements ont été construits chaque année dans le cadre de vastes opérations de rénovation et d'aménagement. Parmi les plus récentes : les Zac Reuilly, Porte d'Asnières (entre 300 et 350 logements), Bercy ou Seine Rive Gauche (108 logements réalisés et d'autres lots en cours ou en négociation). Aujourd'hui, des constructions de logements neufs sont possibles sur les emprises encore libres. Paris Habitat-OPH mène des négociations en ce sens avec des acteurs institutionnels, tels que la RATP, La Poste, EDF, France Télécom. Mais les opportunités se font rares. |

ZAC Bercy |
| Il faut trouver d'autres terrains à bâtir.Plusieurs pistes sont à l'étude : des terrains intégrés dans le tissu urbain, avec des bâtiments à démolir pour reconstruire, des sites qu'il faut libérer d'activités ou encore des locaux en déshérence. Autre élément : la démolition de certains immeubles de Paris Habitat-OPH devenus vétustes et la reconstruction de logements neufs (cité Fougères et quai de la Râpée à Paris ; Bagnolet et Saint-Denis, en proche banlieue). Ne correspondant plus aux normes d'habitabilité actuelles (surfaces trop petites, isolation insuffisante...), ces logements construits selon des plans d'urbanisme souvent inadaptés peuvent être démolis pour être remplacés par des logements aux normes. Enfin, la rénovation de quartiers anciens au bâti dégradé (la Goutte d'Or, Belleville) permet de dégager de nouvelles emprises constructibles. |

Rapée - Villiot |
Depuis plusieurs années, Paris Habitat-OPH crée des logements sociaux, par le biais de l'acquisition-amélioration. Ces opérations consistent à acheter des immeubles anciens, avec des logements bon marché de petites surfaces, puis à les réhabiliter pour les louer.
Ce mode d'intervention est apprécié, car il n'implique ni démolition ni densification.
Pourtant, rénover un immeuble en mauvais état coûte souvent plus cher que de démolir et de reconstruire. Il n'en reste pas moins que les acquisitions-améliorations représentent environ une centaine de logements par an et qu'elles vont se poursuivre.
Elles sont réalisées sous deux formes :
- l'acquisition du patrimoine vendu par des propriétaires privés ;
- les "sorties de réquisitions" (en 1995-1996, l'Etat a réquisitionné plus de 1 000 logements parisiens appartenant à des assureurs, caisses de retraite et établissements financiers, pour une durée de cinq ans ; à l'issue de cette période, l'Etat a demandé à l'Office de racheter une part de ces immeubles).
Dans les quartiers où il est absent ou faiblement implanté (principalement le centre et l'Ouest parisiens), Paris Habitat-OPH n'a d'autre moyen que de recourir à l'acquisition d'immeubles occupés s'il veut développer son patrimoine. Ces opérations sociales permettent de créer d'avantage d'offres de logements sociaux au cours des six premières années (compte tenu d'un taux de vacance de 10 % au moment de l'achat et d'un taux de rotation annuel de 10 %) que les opérations de constructions neuves qui nécessitent quatre ans de réalisation, au minimum. Par ailleurs de telles opérations sont financièrement équilibrées. Les coûts globaux d'acquisition et de mise aux normes sont comparables à ceux qu'exige une opération de construction (foncier et construction). |

26 rue de Washington |

Pour remédier à la pénurie de logements disponibles à la location, l'Office a décidé en décembre 2004 de maintenir son moratoire sur la vente à ses locataires des appartements qu'il détient dans 24 copropriétés parisiennes.