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Comment le survivalisme peut nous préparer à des situations quotidiennes ?

Le survivalisme est une pratique originaire des États-Unis, née au milieu des années 1960. En pleine guerre froide, de nombreux Américains songent aux risques d’un conflit nucléaire, et commencent à se préparer au pire. Largement médiatisé en 2012 à cause de la supposée fin du monde annoncée par les Mayas, ce mouvement prend aujourd’hui des formes bien plus cohérentes et modernes. Il s’est d’ailleurs décliné en une forme nommée le néo-survivalisme qui pourrait, en fait, servir à tout un chacun…

Se préparer au pire… ou pas ?

La notion de survivalisme évoque toujours l’image particulière d’une personne qui prépare son bunker à une attaque de zombies ou une guerre nucléaire. Équipé de centaines de boites de conserve, de livres, de CD, et d’un fusil, on imagine tous le stéréotype du survivaliste de la même manière. Et cette pratique spécifique est, en effet, née dans le but de préparer ses adeptes aux pires situations. Les mordus de survie peuvent donc, en théorie, affronter une guerre atomique, des cataclysmes naturels, et même une apparition de morts vivants, sans aucun problème.

De l’autre côté, le néo-survivalisme est une approche plus moderne de ce mouvement. Elle tend plus à se diriger vers une autonomie alimentaire et énergétique, dans un objectif d’un plus grand respect de l’environnement, mais aussi à se préparer à des situations plus cohérentes. De ce fait, si l’on n’est pas prêts de devoir se battre contre des morts-vivants qui désirent notre chair, on ne peut nier que les catastrophes naturelles sont courantes. Il nous arrive donc plus souvent de devoir pallier à des coupures d’électricités ou de petites inondations. C’est donc dans cette optique plus réaliste qu’il serait bon que tout un chacun se renseigne sur le survivalisme.

Sortir littéralement de sa zone de confort

Vous l’aurez compris, la vision moderne du survivalisme ne se base pas sur l’appréhension de devoir survivre à des scénarios de films de science-fiction. Elle amène plutôt à une conscience des réels dangers de notre vie, et au fait que l’on pourrait être de plus en plus amené à savoir se débrouiller sans notre confort habituel. Et la crise sanitaire actuelle due au COVID-19 n’est qu’une preuve évidente qu’il n’y a rien de mal à être prêt au pire. Les mieux lotis dans cette situation sont d’ailleurs les survivalistes, et les accros du couponing qui ont des réserves de produits ménagers pour les prochaines décennies.

Heureusement, le COVID n’affecte pas directement nos habitations, ne nous coupe pas l’eau ni l’électricité, et ne nous force pas à survivre dans la jungle pour une durée indéterminée. Mais les catastrophes naturelles sont de plus en plus courantes à travers le monde, et il nous suffit de traverser l’Atlantique pour avoir la preuve qu’elles ne touchent pas que les pays moins développés. En effet, si l’on se penche un instant sur le cas de nos cousins québécois, on peut noter deux énormes catastrophes dans les trente dernières années.

En 1998, le Québec est effectivement resté plusieurs semaines sans électricité ni réseau, dû à une sévère pluie verglaçante. Plus de 200 000 personnes ont dû être évacuées, l’armée a dû intervenir pour secourir les populations, sécuriser les zones, et je ne vous parle même pas du réseau téléphonique qui a dû attendre plusieurs mois pour être rétabli. Et en 2019, la petite ville québécoise de Saint-Marthe-sur-le-Lac a subi la plus grosse inondation de son histoire, lorsque le barrage qui la protégeait a cédé après plusieurs semaines de pluie intense. Encore une fois, ce sont des centaines de personnes qui ont dû affronter la catastrophe, être évacuées, et n’ont donc pas pu vivre dans leur confort pendant une longue période.

Au-delà de ces deux cas, les coupures de courant sont monnaie courante dans nos pays occidentaux, et les intempéries perturbent très souvent notre petit confort. Les inondations sont un danger constant pour les personnes vivant en zones inondables, et il est évident que personne n’est jamais à l’abri d’un cataclysme plus important. En ce sens, apprendre du survivalisme pour être prêt à se débrouiller dans ce genre de situation est très censé, et cela ne peut qu’être bénéfique pour notre quotidien et celui de nos proches.

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